|
Recomposer l‘action publique : elle est un puissant levier pour faire société, pour construire et faire durer les liens entre ses composantes individuelles ou collectives. Mais son objet, sa nature, son organisation détermine la nature et la qualité de ces liens : solidaires ou distendus, de domination ou d’émancipation, de justice ou d’injustice, démocratique ou autocratique…Par action publique, nous entendons l’élargissement de l’approche habituelle de service public vers celle d’organisation collective de la satisfaction des besoins. C’est la collectivité qui doit définir la nature des besoins, la production à réaliser pour les satisfaire et le service à fournir. C’est elle aussi qui fait en sorte que l’accès à ces biens communs et leurs services ne soit pas assuré en fonction de la demande solvable mais dans le souci d’une égalité réelle. Ainsi l’action publique est fondée sur trois dimensions : les politiques publiques tant de régulations que de services publics, les services publics fondés un régime juridique particulier sur l’universalité, l’accessibilité et la continuité et les administrations, établissements ou entreprises, organisations et associations qui assument des activités de service public selon leurs propres statuts. (Il nous reste à préciser ce que la Ligue entend faire reconnaître comme besoins collectifs au titre de l'intérêt général et des biens communs qui doivent être accessibles à toutes et tous par l’action publique).
|