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Repenser les solidarités dans la société des individus. La solidarité est la traduction politique de la fraternité. Elle vise la cohésion de la collectivité nationale et la garantie des droits de chacun. Elle rappelle qu'une société démocratique, soucieuse de justice sociale, assure aux individus qui la composent la jouissance effective des droits qui leur ont été préalablement reconnus. Mais aujourd'hui nous ne devons pas être seulement solidaires de nos contemporains. La mondialisation, la crise écologique, les nécessaires investissements pour penser un avenir solidaire et responsable nous imposent de combiner principe de progrès et principe de précaution. Aussi une politique de la solidarité dans la société des individus doit affirmer sa dimension première de contrat collectif et non pas se restreindre à une version moderne de la philantropie ou encore à une conception fondée sur la peur et la recherche obsessionnelle de la sécurité Aussi la Ligue rappelle qu'en matière de solidarité, faire société c'est payer l'impôt. (cf article 13 et 14 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen). La fiscalité est au cœur du pacte social. Sa conception doit donc révéler le souci de faire prévaloir la justice sociale. C‘est l’inverse aujourd’hui et depuis longtemps déjà. Il est temps de reconstruire notre système fiscal :impôt progressif et de tous, imposition des patrimoines et des transactions, impôts locaux fondés sur les revenus, évolution de la Csg…). Au-delà de la fiscalité, il faut faire prévaloir le principe de la contribution solidaire et mutualiste pour les risques santé, dépendance et la retraite. Ce principe ne sera effectif qu'au prix d'un large débat public pour en refonder les bases et la faisabilité.
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